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Communiqué de presse

Les journalistes et membres d’OSC de 10 pays africains préoccupés par les entraves au droit à l’eau potable

A l’occasion de la Semaine africaine de l’eau, nous participants à la formation sur les droits économiques, sociaux et culturels (DESC) organisée par Human Dignity, le MIDH et le RIDDEF à Abidjan, du 17 novembre au 23 novembre 2021, sommes préoccupés par le manque d’attention accordée au droit à l’eau en Afrique subsaharienne et dans les 10 pays que nous représentons.

Au cours de cette formation, nous avons été outillés sur les DESC notamment le droit à l’eau potable, le droit à l’assainissement, le droit au travail, le droit à la santé, droits garantis par le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels et la Charte africaine des droits de l’Homme et des Peuples.

Nous avons constaté des difficultés criantes dans l’accès à l’eau potable dans nos pays respectifs, entrainant ipso facto des problèmes de santé et d’assainissement. Nous sommes notamment préoccupés par les obstacles à la jouissance effective des droits à l’eau et à l’assainissement garanti par le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels.

Par exemple, en Côte d’Ivoire, malgré la loi 98 755 du 23 décembre 1998 portant Code de l’eau, la situation est très préoccupante à l’intérieur du pays où le déficit en eau potable varie entre 65 et 85% selon le bilan dressé en 2020 par le ministre de l’Hydraulique. En RDC, un tiers des usines de traitement de l’eau n’est pas opérationnel.

Au Cameroun, le contexte est celui du rationnement permanent de l’accès à l’eau potable dans les grandes villes par la société de distribution CAMWATTER, notamment à Yaoundé, la capitale politique, avec des pénuries d’eau dans certains quartiers allant à plus d’une dizaine de jours. On note aussi en milieu rural une absence de structures d’approvisionnement en eau. Au Tchad, seul 61% de la population a accès à l’eau. Par ailleurs, le changement climatique a notamment engendré une diminution conséquente de la superficie du lac Tchad. Entre 2000 et 2021, nous sommes passés de 25 000 Km2 à 2500 Km2.

Soucieux de l’impossibilité pour les populations de disposer d’une eau potable de qualité, nous appelons nos Etats respectifs à garantir un approvisionnement en eau sur l’ensemble des territoires, conformément à leurs obligations. Nos pays doivent prendre toutes les mesures nécessaires pour respecter, protéger et mettre en œuvre les DESC en général et le droit à l’eau en particulier pour toutes et tous.

 

Abidjan, le 23 novembre 2021

Les participants à la formation sur les DESC

Abdoul Karim Abdou Moumouni

KM MEDIA GROUP / ACTUNIGER

Niger

Monodji Mbaïndiguim

Radio associative – FM Liberté

Tchad

Oscar Melouokouong

Réseau des Journalistes Camerounais pour les Institutions panafricaines

Cameroun

Liliane Haba

Association des Femmes Journalistes de Guinée (AFJ-GUINÉE)

Guinée

SoroYafolo Sita

Radiotélévision Ivoirienne (RTI)

Côte d’Ivoire

Fatou Warkha Sambe

collectif dafadoy- www.warkhatv.com

Sénégal

Benjamine Noëlie Wendpouiré

KABORE/TAPSOBA

Association des Femmes Juristes du Burkina Faso

Burkina Faso

Sylvette Balungwe Munyerenkana

Observatoire des Droits

Humains

RDC

Rachel Ably

Mouvement Ivoirien des Droits de l’Homme

Côte d’Ivoire

Marianne Koffi

Réseau Ivoirien pour la Défense des Droits de l’Enfant et de la Femme

Côte d’Ivoire

Adihara Yéo

Réseau Ivoirien pour la Défense des Droits de l’Enfant et de la Femme

Côte d’Ivoire

Abdoulaye Kone

Association Malienne pour la Défense du Droit à la Santé

Mali

Doumngar Narayam

Association pour la Promotion des Libertés Fondamentales au Tchad (APLFT)

Tchad

Yves Davy Omon Souangbi

Centre de Recherche et d'appui au Développement

République centrafricaine

Ouattara Dousso

Mouvement Ivoirien des Droits de l’Homme

Côte d’Ivoire