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Burundi: Communiqué de presse conjoint: Le Comité des DESC préoccupé par l’absence de mise en œuvre du PIDESC

Communiqué de presse conjoint

Le Comité des droits économiques, sociaux et culturels préoccupé par l’absence de mise en œuvre du Pacte relatif aux droits économiques, sociaux et culturels au Burundi

 

Bujumbura - Genève - Paris, le 19 octobre 2015

L’association pour la Paix et les Droits de l’Homme (APDH), Human Rights Law Association (Huralaw), Human Dignity, l’Association des Femmes Juristes du Burundi (AFJB) et l’Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture (Acat-Burundi) prennent note des observations finales sur le Burundi émises par le Comité pour les droits économiques, sociaux et culturels sur le rapport initial présenté par le Burundi.

Le Comité d’experts a félicité le Burundi pour le processus de présentation de son premier rapport tout en regrettant le fait qu’il ait été soumis avec beaucoup de retard.

Nos organisations se réjouissent que le Comité ait abondamment repris à son compte les nombreuses préoccupations soulignées dans nos différents rapports.

Le Comité a systématiquement relevé d’une part, les manquements du Burundi, en terme de législations ou de politiques publiques favorables à la réalisation des droits économiques, sociaux et culturels notamment la corruption généralisée, la discrimination des groupes minoritaires, la discrimination basée sur le genre ainsi que l’absence de protection sociale entre autres.   Le comité est d’autre part préoccupé par  le caractère inopérant et insuffisant de certains instruments et mesures adoptés par le Burundi.

A cet égard, le Comité a exhorté le Burundi, entre autres, à prendre des mesures de renforcement, notamment de son système de sécurité sociale et de sa politique nationale d’emploi, et d’adopter sans plus attendre une loi sur les successions conforme aux standards internationaux.

Nos organisations se félicitent des recommandations du Comité, particulièrement à propos du fonctionnement efficace de la  Commission nationale indépendante des droits de l’Homme, de l’effectivité réelle de l’indépendance de la magistrature, de la lutte contre la corruption, de la non-discrimination contre les minorités ainsi que de l’accès équitable entre les hommes et les femmes aux ressources.   

Nos organisations invitent le Gouvernement du Burundi à accorder une attention accrue à l’ensemble des recommandations émises par le Comité d’experts  et s’engagent à collaborer efficacement  avec tous les acteurs pour la diffusion à grande échelle, la mise en œuvre  et le suivi  de ces recommandations en vue de la réalisation des droits économiques, sociaux et culturels au Burundi. 

Enfin, nos organisations sont fortement préoccupées par le contexte actuel d’instabilité politique et de violences généralisées au Burundi et  appellent les autorités à garantir la sécurité et l’intégrité physique de tous les citoyens, de toute personne relevant de leur juridiction. Nous attirons également l’attention des autorités sur  la nécessité de protéger et de garantir le travail des défenseurs de droits humains sur tout le territoire national.  

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